28.11.2010

Pour qui voteriez-vous aux primaires socialistes ?

Sondage en ligne hébdomadaire sur voter2012.fr.

Venez donner votre avis sur votre candidat préféré, vote en ligne réactualisé tous les dimanches à minuit. Histoire de voir l'évolution des tendaces.

 

28.03.2009

2012 pour Vincent Peillon

D'après Vincent Peillon, "Il y a beaucoup de candidats potentiels pour 2012. Mais personne ne s'impose réellement."

Constat plus intéressé que réellement amer, formulé par Vincent Peillon, vendredi matin en marge de son premier déplacement de campagne européenne dans la grande région Sud-Est, à propos de l'identité de l'imam caché des socialistes.

Et la tête de liste néoméridionale de résumer, philosophe, le dilemme politique qui ronge le PS: "Soit il y en a trop, soit il n'y en a pas. La crise du leadership est réelle. On a beaucoup de gens d'extrême qualité, très respectés au niveau local. Mais pas tant de figures que ça au premier rang national."

Diagnostique sévère, donc, de la part du député européen. Qui, dubitatif, passe les troupes socialistes en revue: "Qui est le leader national du PS? Martine Aubry à Lille? François Hollande en Corrèze? Dominique Strauss-Kahn à Washington? Le plus naturellement du monde, ce devrait être Ségolène Royal. Mais même la candidate de la dernière fois est contestée dans son propre camp pour assumer le leadership..."

Pour celui qui, il y a encore quelques mois, était le premier lieutenant de ladite de Ségolène Royal, notamment au coeur de la bataille du congrès, il s'agit d'abord là d'une question de ressources humaines: "Il y a un problème de dispositif. Tout le monde n'est pas utilisé comme il devrait l'être."

Le député européen songerait-il en particulier à sa propre personne? On n'ose le croire...

Source.

 

16.03.2009

Sarkozy souffle le chaud et le froid pour 2012

Selon Libération, Nicolas Sarkozy voudrait être là, à l'Elysée, à la tête du pays au-delà de 2012. Devant les architectes du Grand Paris, il aurait lâché :"J'espère que vous m'aiderez à être réélu parce qu'il faut du temps pour faire tout ça... cinq ans ne suffiront pas pour réaliser ces grands travaux du Grand Paris"...

Les formulations diffèrent, mais une chose est certaine : en l'absence de la presse à cette réunion au sommet, le Président s'est laissé aller à la confidence sur sa volonté de rester à l'Elysée au-delà de 2012.

L'occasion justifiait un tel engagement : le remodelage de la région parisienne, entreprise «qui lui tient à cœur au plus haut point», est une telle ambition que lui seul peut porter ce projet. «Pour faire le Grand Paris, il faut être président de la République. J'ai toujours voulu le faire, a dit Nicolas Sarkozy aux architectes. C'est un projet structurant la métropole.» Dans l'enthousiasme, le chef de l'Etat a parlé de son projet pour Paris comme ce qui «restera de sa présidence». Et le chef de l'Etat d'expliquer : «Je veux réveiller mon pays... La crise est une opportunité. Il faut faire en dix ans ce qu'on n'a pas fait depuis cent cinquante ans.» Dix ans, soit le temps de deux mandats.

Comme ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy raffole de ce petit jeu qui consiste à souffler le chaud et le froid, en fonction de ses interlocuteurs, sur ses intentions de faire un second mandat. Très vite après son élection, en mai 2007, il a commencé à aborder le sujet. Pour dire que sa charge était immense et que son seul but était l'action : «le temps que l'on passe à durer, on ne le passe pas à agir», répétait-il à l'envi en visant Chirac et ses 40 années de vie publique. Avec une pointe de mégalomanie, Sarkozy se plaisait alors à entretenir l'idée qu'il ne ferait peut-être qu'un mandat, mais quel mandat ! Pour souligner la particularité de ce «Président pas comme les autres», ses plus proches collaborateurs ont abondamment relayé cette thèse selon laquelle il était possible qu'il ne se représente pas. Sans vraiment y croire eux- mêmes. Quant aux briscards de la politique à qui Sarkozy s'est amusé à servir ses envies de «faire de l'argent dans le privé», ou de «profiter ensuite de la vie» avec sa femme, Carla, ils n'en ont pas cru un mot et sortaient de son bureau avec le sentiment d'avoir écouté une histoire pour enfants.

Après-crise. Lors de sa dernière grande émission télévisée, le chef de l'Etat a de nouveau été interrogé sur ses intentions pour 2012. Sans surprise, il a botté en touche avec un air pénétré pour expliquer que «Oh que oui!» il avait des doutes sur une nouvelle candidature. «Aucun engagement, ni dans un sens ni dans un autre», avait-il aussi lancé après avoir expliqué combien son métier était difficile.

En privé pourtant, ce n'est plus du tout le même couplet. Nicolas Sarkozy ne cache pas ses intentions d'être candidat en 2012. Il l'a dit à plusieurs de ses ministres et autres visiteurs et se projette souvent sur une décennie quand il évoque l'après-crise ou ses chères réformes. A l'entendre, personne ne serait de toute façon à la hauteur de la fonction à gauche comme à droite. Il faudrait donc qu'il se «sacrifie»... Sa reprise en main de l'UMP, où il a placé à sa tête Xavier Bertrand, traduit sa volonté d'avoir une machine à sa botte pour la prochaine présidentielle. Le nouveau secrétaire général du parti se verrait d'ailleurs bien à Matignon en début de second mandat sarkozyste pour services rendus au chef. Quant aux autres ambitieux, comme Jean-François Copé, ils ont déjà intégré qu'il fallait passer leur tour en 2012 et se préparer pour 2017. La sagesse même.

Libération.

Sinon et vous, revoteriez-vous pour Nicolas Sarkozy en 2012? Sondage en ligne...